Destin, Religions, et autres Superstitions Dangereuses
Si vous êtes superstitieux, religieux ou que vous croyez au destin, vous admettez, qu’il y a une force supérieure contre laquelle vous ne pouvez rien et qui dirige votre vie ou une partie de celle-ci.
Si tel est le cas, comment pouvez-vous espérer évoluer puisque vous ne contrôlez pas votre vie.
Vos actes et vos stratégies sont inutiles puisqu’il suffit que le destin, Dieu, ou le miroir que vous venez de casser en décident autrement pour que tous vos efforts soient réduits à néant.
Soyons clair, je ne crois pas au destin, et bien que j’ai été élevé dans une famille plutôt catholique, je ne crois pas en la religion non plus.
Je ne dis pas que Dieu n’existe pas, mais la religion telle qu’on nous l’a enseignée contient de nombreuses incohérences.
Dans cet article, j’ai envie de vous mettre en garde face à certains dangers auxquels vous vous exposez lorsque vous êtes superstitieux.
1. Le Destin
Si vous croyez au destin, vous croyez que tout ce qui va vous arriver est écrit quelque part.
On entend souvent certaines personnes dire à propos de quelqu’un qui a échappé à la mort de justesse : “Cela signifie que ce n’était pas son heure”.
Si notre “heure” est inscrite quelque part, cela signifie également que quoi que nous fassions, nous ne devrions pas mourir avant le moment fatidique, n’est ce pas ?
Dans ce cas, pourquoi continuons nous à regarder avant de traverser ou à prendre des précautions lorsque nous faisons quelque chose de potentiellement dangereux ?
Après tout, tant que notre heure n’est pas arrivée, nous n’avons pas à nous inquiéter, n’est ce pas ?
Il ne sert à rien non plus de travailler ou de maintenir nos entreprises en bonne santé, puisque le destin veille au grain.
Si nous nous faisons renvoyer ou si notre entreprise fait faillite c’est que cela devait arriver.
J’imagine déjà certaines personnes me rétorquer que le destin ne prévoit que les “grandes lignes” de notre vie et que nous avons tout de même une part de libre arbitre.
Est-ce que cela ne ressemble pas à l’adaptation d’une fausse croyance pour la rendre plus crédible ?
Un peu comme le médium qui vous dit que cela ne marche pas à tous les coups ou qui se trouvent des échappatoires du genre : “Il faut que vous y croyez dur comme fer, sinon cela ne fonctionnera pas.”
Croire au destin vous donnera une bonne excuse pour expliquer vos échecs et cela ne vous incitera pas à en rechercher les vraies causes.
Ce qui pourrait donc vous empêcher d’évoluer.
2. La religion
Je parlerai ici de ce que je connais, c’est-à-dire la religion catholique dans laquelle j’ai baigné étant plus jeune.
Toutefois, une bonne partie de ce que je dirai ici sera valable pour de nombreuses religions mais commençons par quelques questions pour les croyants qui me lisent :
Avez-vous choisi votre religion ? Ou vous l’a-t-on inculquée depuis la naissance ?
Si vous ne l’avez pas choisie, ne serait-il pas réaliste de penser que si vous étiez né dans une famille qui croit à une religion complètement différente, vous auriez cru à des préceptes complètement différents voire éventuellement contradictoires à ceux qui forment vos croyances actuelles ?
Dans ce cas, comment savez-vous que votre religion actuelle est la bonne ?
La foi !
Merveilleux concept pour les manipulateurs de masses avertis.
Le bâton : Vous devez croire ce que nous vous disons car si vous ne le faites pas, vous irez en enfer !
La carotte : Si vous croyez ce que nous vous apprenons (et ce, même si c’est absurde) vous irez au paradis !
Mais dans ce cadre, qui est l’âne ? Vous savez celui qui avance par peur du bâton et qui se dirige vers la carotte ?
Bien entendu, personne n’a jamais vu ni l’enfer ni le paradis… Vous ne le verrez qu’après votre mort…
Les historiens, ont prouvé certains rapprochements entre les seigneurs (saigneurs?) du moyen âge et l’église.
C’est probablement à cette époque qu’ont été ajoutées des phrases comme :
“Les derniers seront les premiers” ou “Je vous le dit, il sera plus aisé à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un homme riche d’entrer dans le royaume de Dieu”.
En décodé, contentez-vous d’une vie misérable et surtout ne vous rebellez pas car plus tard vous serez les “premiers” et vous aurez accès au paradis… Enfin… Après votre mort évidemment…
Ce n’est probablement qu’une coïncidence si ce genre de croyance arrange à la fois les seigneurs et l’église…
Ahhh qu’il était bon ce temps où l’on faisait gober n’importe quoi à ces paysans illettrés qui travaillaient comme des esclaves en vivant dans la misère et qui en étaient heureux car un billet pour le paradis les attendait… Après leur mort bien entendu…
Inexactitudes et Violence
Si vous ne dormiez pas trop aux cours de science, vous savez que la Terre n’a pas été crée en 7 jours et qu’Adam, le premier “être humain”, s’appelle plutôt Lucy.
Lucy n’était ni belle ni futée et est apparue à peu près 4,564 milliards d’années après la création de la Terre (on parle de 6 jours dans le cas d’Adam).
L’église dans sa grande tolérance était prête a torturer le pauvre Galilée, il y a quelques siècles, s’il n’admettait pas que sa théorie d’une Terre qui tourne autour d’un soleil immobile était fausse. Eppur si muove…
Le but n’est pas de faire un inventaire complet des inexactitudes de la religion chrétienne révélées par la science car la liste serait bien trop longue.
Je tiens toutefois à mettre en évidence le fait que la religion, lorsqu’elle avait les pleins pouvoirs faisait preuve de violence pour faire taire ceux qui osaient avoir un avis différent (les hérétiques).
Aujourd’hui, étant donné que son pouvoir s’affaiblit et qu’elle n’a plus la force de faire taire la science, elle l’accepte voire s’en sert pour valider certaines de ses conceptions.
Il y a peu, l’église a reconnu s’être trompé dans l’affaire Galilée mais ne renie en rien ce qui est écrit dans la bible…
Ce n’est pas le texte qui est faux, mais l’interprétation que l’on a pu en faire jusqu’à maintenant…
De même, obligée d’admettre qu’Adam n’a pas pu être le premier homme, l’église reconnait encore une fois que l’histoire d’Adam et Ève doit être réinterprétée comme une allégorie et non comme des évènements ayant vraiment eu lieu…
Pour ma part, je trouve un peu facile de transformer en symbole ce qu’on a défendu dur comme fer comme étant une réalité concrète pendant des siècles et de ne pas remettre l’histoire telle quelle en question…
Mieux encore le pape Pie XII se sert même de la théorie du Big Bang pour “prouver” l’existence de Dieu et il dit lors d’un discours intitulé Les preuves de l’existence de Dieu à la lumière de la science actuelle de la nature :
« […] Avec le même regard limpide et critique dont, il [l’esprit éclairé et enrichi par les connaissances scientifiques] examine et juge les faits, il y entrevoit et reconnaît l’œuvre de la Toute-Puissance créatrice, dont la vérité, suscitée par le puissant « Fiat » prononcé il y a des milliards d’années par l’Esprit créateur, s’est déployée dans l’univers […]. Il semble, en vérité, que la science d’aujourd’hui, remontant d’un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire témoin de ce « Fiat Lux » initial, de cet instant où surgit du néant avec la matière, un océan de lumière et de radiations, tandis que les particules des éléments chimiques se séparaient et s’assemblaient en millions de galaxies. »
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve qu’il fallait oser
Esprit critique
“Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !” » (Jn 20, 24-29).
La religion chrétienne a toujours réprimé l’esprit critique…
Ne croire que ce que nous voyons, remettre en cause ce que l’on nous dit et ce même si cela semble abracadabrant, est très mal vu.
L’apôtre Thomas qui avait osé mettre en doute la résurrection du fils de Dieu s’est vu réprimander par Jésus le ressuscité : “Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !”.
Que se passe-t-il lorsque quelqu’un vous demande de le croire quoi qu’il vous dise sans chercher à vérifier ses propos ?
Vous avez tendance à vous méfier n’est-ce pas ?
Moi oui.
3. Réveillez-vous !
Les religions et les superstitions en tout genre n’ont pour but que de vous endormir et vous faire vivre dans un monde imaginaire pendant qu’on profite de vous.
Réveillez votre esprit critique et aussi difficile que cela puisse être au début, acceptez que nous ne vivons pas dans un conte.
C’est le seul chemin pour prendre réellement votre vie en main et décider de ce que vous voulez en toute liberté.
La bonne nouvelle c’est que si vous avez la bonne stratégie, ni Dieu ni le destin ne vous arrêtera !
Articles connexes
| Print article | This entry was posted by Olivier Leroux on 13/03/2010 at 18:29, and is filed under Uncategorized. Follow any responses to this post through RSS 2.0. You can leave a response or trackback from your own site. |

about 5 months ago
Voila un bel article qui a le mérite de remettre LE pendule à l’heure. Beaucoup devraient s’en inspirer pour retrouver la paix en eux.
Maintenant que vus savez, faites votre choix de vie.
about 5 months ago
merci olivier pour ton com.
Au sujet de ton article :
On a le libre arbitre, Dieu ne dirige que ce que l’on lui laisse diriger de nos vies…
Et oui, la religion vient de l’homme et non de Dieu et pour ma part je la rejette.
Pour ma part, de parents athées, j’ai moi meme fait des recherches et j’ai accepté une relation personnelle avec Dieu et non une religion d’hommes… et oui je suis une hérétique !
Et si, des personnes ont vu l’enfer et d’autres le paradis… n’as tu pas entendu parler des IME ou NDE ? va voir sur mon blog, il y a des témoignages.
Sinon, la science et l’histoire confirment la bible en divers points.
Maintenant tu as un choix a faire, soit tu crois, soit tu crois pas, personne ne t’obligera a rien… mais si tu passes un jour devant Dieu, tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas…
http://langedeleternel.centerblog.net
about 5 months ago
Un sujet qui a tendance à me hérisser et qui mérite un long commentaire…
Je demande un droit de réponse :p
La religion, l’Eglise et leur interprétation par les hommes sont des choses TRES différentes !
Parce que beaucoup n’ont connu la religion qu’« à la dure » ils ont assez esprit critique pour critiquer la religion, mais pas pour assez pour nuancer leur propre critique…
————————————————————————————————————-
Qui je suis pour en parler ?
Un chrétien catholique, pratiquant (mais pas trop), baptisé, envoyé au catéchisme et à l’aumônerie.
Suis-je vraiment chrétien ? Pour moi la question ne se pose pas. Les plus extrémistes penseront probablement que je dévie, je ne leur en veux pas, chacun sa vision des choses.
————————————————————————————————————-
## Le catholicisme et la religion n’encourage pas l’esprit critique
>> En es tu sur ? As-tu assez d’esprit critique pour voir que c’est peut être faut ? « Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux », on peut le voir comme un message d’amour qui dit que quelque soit nos forces et faiblesses, quelqu’un nous aime comme tous les autres.
Pour moi ce sont les hommes qui ont régulièrement choisi de forcer une mauvaise interprétation pour conserver le pouvoir. Et ce n’est pas l’apanage des religieux mais de tous les gens qui aiment le pouvoir et souhaitent le conserver. Ça se retrouve en politique, ou dans l’entreprise…
## Les arguments classiques : la genèse, les croisades, Galilée : plusieurs explications générales:
>> La religion est basée sur des explications (venant de Dieu ou de l’homme, ce n’est pas important) qu’il a fallu donner à des gens vivant à une certaine époque qui avait une certaine connaissance du monde. L’Eglise est bloquée sur le dilemme de s’adapter à son temps ou pas. En TRES gros, elle a un rôle de pilier pour beaucoup de gens, si elle évolue, ces gens perdront une partie de leur stabilité.
Exemple : tu dois, avec tes connaissances actuelles expliquer la création de l’univers à un enfant, même si tu en connaissais l’existence, tu commencerait par lui parler de physique quantique toi ?
Je crois pas en la création de l’univers en 7 jours au sens littéral, ça me semble une explication acceptable pour l’époque de l’écriture des textes. Faut il modifier ces textes sacrés aujourd’hui ? Question intéressante.
Pis y’a quand même des trucs marrants que la science a encore du mal à expliquer: conservation de la masse et compagnie: c’était QUOI l’univers avant le Big Bang ? Ou encore, comment est-ce que des bouts d’atomes inertes voient qu’ils peuvent faire quelque chose en s’assemblant dans une matière vivante. Comment on en est arrivé à la complexité de notre cerveau d’ailleurs ? Si on parle du “miracle” de la vie c’est bien parce que statistiquement pour arriver à la complexité des hommes il en faut un paquet de miracles :p Et puis quoi qu’on en dise ça a du charme le mystère de la vie et qu’on nous dise qu’on est pas là pour rien ^^
>> L’écriture des textes religieux est faite par les hommes, ils écrivent avec ce qu’ils savent. L’interprétation des textes religieux est AUSSI faite par des hommes. Si on devait détailler l’interprétation correcte de toutes les situations il faudrait pouvoir les envisager et il n’y aurait probablement pas assez de papier sur Terre. Celui qui a lancé une croisade suivait il le commandement « Tu ne tueras point », non il a interprété ce qu’il voulait comme il le voulait. Ce n’est pas qu’en religion qu’on fait ça. On le fait en politique, dans la justice… dans toutes les activités humaines.
>> De toute manière l’homme n’est pas parfait par nature. Crois tu vraiment tous ceux qui soient devenus prêtres au cours de l’histoire l’aient fait par vocation? Combien recherchaient l’argent et le pouvoir ? Est-il bon de juger tout un groupe (l’Eglise Catholique et la religion en général) sur les pratiques de ce qui pensent le moins comme soi ? Je me permets un grossier parallèle (point Godwin !) c’est ce qu’ont fait les Nazi :/
————————————————————————————————————-
## Comment savez-vous que votre religion actuelle est la bonne ?
>> Y a-t-il une bonne ou une mauvaise religion ? La bonne religion c’est celle qui te convient. Ce n’est pas parce que des extrémistes musulmans vont faire des attentats que l’Islam est mauvais. A vrai dire de plus en plus de personnes s’y convertissent, attirés par les valeurs qu’ils y trouvent.
Il ne tient qu’à nous de décider que l’on peut choisir sa religion, celle qui nous convient le mieux. C’est aussi à nous d’apprendre à en tirer le meilleur et à éviter les interprétations faussées.
La religion peut être un message de paix universel. La religion peut apporter des réponses (temporaires) là ou on a besoin d’explications lorsque la réalité est encore trop complexe à expliquer. La religion peut être un moteur, quelque chose auquel on sait qu’on peut se raccrocher lorsque tout bascule.
La Foi quand à elle n’est que ce qui te tire vers l’avant et t’aide à sortir du doute en décidant par exemple de laisser la réflexion de côté et d’avancer. Et tout dépend de ta manière de voir les choses mais ça peut être très positif : Si tu n’as pas une forme de foi dans ta réussite, qu’est-ce qui fait que tu vas décider d’essayer de t’améliorer par le développement personnel ou de créer une entreprise ?
Par pitié, enfin, cessez donc de condamner une chose pour l’interprétation que d’autres en ont faite
about 5 months ago
J’en ai oublié de te dire que j’aimais bien ton blog
about 5 months ago
Salut Seb,
Merci pour ton commentaire qui semble venir du coeur et qui est très complet
Si je comprends bien le fil rouge de ton commentaire est : c’est bien l’interprétation faite par les hommes qui a pu être fausse à plusieurs (nombreuses) reprises.
Pour moi, la phrase « Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux » ne fait que confirmer ce que je pense de la religion par rapport à l’esprit critique.
Cette phrase signifie pour moi : c’est très bien si vous n’êtes pas intelligent ou cultivé, restez comme cela et vous irez au paradis.
On peut évidemment interpréter cela de plusieurs façons, mais pourquoi semble-t-il si important pour l’église que les gens soient ‘pauvres en esprit’, ‘les derniers’ (qui seront les premiers après leur mort) ou ‘pauvres tout court’ (pour qui il sera plus facile d’entrer au paradis) ?
Et maintenant, une question pour toi : quel impact cela a-t-il sur notre mentalité de répéter ce genre de chose régulièrement ?
Quel impact cela a-t-il sur notre mentalité de discuter et d’être entouré avec des personnes qui pensent comme cela ?
Et quand je parlais de la bonne religion, je voulais dire ‘la vraie religion’.
Jésus, par exemple, n’a pas du tout le même rôle dans le coran ou dans la bible… qui a raison ?
As-tu raison d’aller à l’église ou ferais-tu mieux d’aller à la mosquée ? (par exemple)
Et comment fais-tu pour choisir ?
Olivier Leroux
about 5 months ago
Oui, il y a toujours interprétations possibles. C’est un choix individuel.
Personnellement je pars du principe que la plupart de choses faites par l’homme sont faites dans l’espoir d’avoir un effet positif et je cherche donc le positif des choses.
Le risque que tu souligne, c’est celui de se répéter encore et encore que Dieu nous aime comme nous sommes, que la vie est comme ça et que ce sera mieux demain, ou dans une autre vie. Seul résultat: inaction, découragement, enlisement, un tourbillon sans fin. Je crois que cela dépend de l’éducation qu’ont reçu les gens.
Je m’adresse aux croyants: pensez vous que Dieu vous a donné la vie pour que vous ne viviez pas, pour que vous ne fassiez aucune décision et que vous vous laissiez dépérir ? Si il y a un Dieu qui vous a donné les talents dont vous pouvez faire preuve, l’intelligence pour vous remettre en question, vous améliorer encore et encore, pensez vous qu’abandonner est la meilleure solution ?
Mon grand père est très croyant et cela semble lui apporter une force extraordinaire depuis toujours. Cette vision de la religion que l’on m’a inculquée est très positive : lorsque je suis au fond du trou et que ma propre volonté faiblit, je sais que je peux demander de l’aide et en recevoir. Je me relève ainsi fort d’un boost de confiance en moi sans fondements “rationnels”.
Cela correspond aussi au dicton “Aide toi et le Ciel t’aidera”. Tu puises dans ta foi une force supplémentaire, qui te motive pour agir et tu as la croyance que si tu fais le premier pas, tu aura un soutien extérieur. Réalité ou placebo, la religion peut avoir un impact très positif et n’exclut pas la recherche d’un futur meilleur et le développement personnel.
Pour ta dernière question:
La meilleure religion c’est avant tout celle qui convient à qui vous êtes, celle en laquelle vous croyez.
Je suis bien dans la mienne et je la garde. Si j’avais à choisir, je lirai des livres, me plongerais dans la culture, et chercherais à trouver une religion dont les fondements, principes, lois, correspondent à mes valeurs.
Pourquoi faut il toujours chercher “la vraie religion”… N’est-ce pas le meilleur moyen de créer des conflits ? La vision manichéenne est toujours la plus simple: vrai/faux, bon/mauvais… Alors que c’est la différence qui nous enrichit.
Je ne crois pas qu’il y ait une vraie religion. La vérité est une notion individuelle, et si elle devait être universelle ce serait probablement la moyenne de toutes les opinions existantes.
Si l’on exclut le nombre de divinités, on remarque que la plupart des religions véhiculent des valeurs et pratiques similaires, quand aux différences ce ne sont à mes yeux que des “détails techniques” :p ou des sources d’enrichissement par l’échange.
—————————————————————
Pour revenir à ton article, je ne crois pas pour ma part à un destin fixé mais à un destin qui se crée, peut évoluer, et qui demande des prises de décisions et des actions.
Ce que tu souligne tout au long du texte c’est qu’il y a des croyances qui nous limite et que l’on doit apprendre à modifier ou à rejeter si c’est notre choix, dans le but d’évoluer.
J’aimerais apporter ma contribution en mentionnant Dr. Paul.
Dr. Paul est un médecin qui est devenu assez connu pour aider des hommes à retrouver un bon état d’esprit, notamment en ce qui concerne les relations sociales. Ce fameux Dr Paul a écrit un ebook en anglais que vous trouverez à cette adresse: http://www.doctorpaul.net/inner-game/mindos/
L’ouvrage est exceptionnel car il combine des notions de psychologie, philosophie de plusieurs religions ou encore médecine dans un langage simple à comprendre.
Le livre contient une recette scientifique du “bonheur et succès longue durée”. On peut y apprendre à surmonter les différents types de stress et à gérer ses émotions, modifier ses croyances limitantes etc. Simple à comprendre, logique, inspiré, c’est une merveille que je recommande à tous. Le connaissais tu ?
-rolala, encore un pavé :p-
about 5 months ago
Faut que j’apprenne à me relire, désolé
about 4 months ago
Monsieur,
Je vous livre en « vrac » l’impression que m’a laissé votre blog ; en tous cas, quelques articles que j’ai survolé car le temps me manque pour le lire de bout en bout. Aussi, je me fonde sur certaines de vos allégations sans mieux vous connaître…
Vos articles sont très bien écrits, ils sont généralement pertinents et donnent de judicieux conseils… mais vos points de vue manquent d’élévation car résolument rationnels voire réductifs. Je pense que vous auriez intérêt à vous documenter davantage et à multiplier vos lectures dans des domaines tels ceux de la psychologie junguienne (plus riche que la psychologie freudienne) et celles d’autres grands penseurs profondément humanistes.
Côté positivisme, vous oubliez que toute condition suppose son contraire ; il me semble que vous prêcher par excès et que votre penchant optimiste, quand bien même il vous réussit, occulte votre part d’ « ombre ». Soyez très prudent, plus d’un « positiviste », a connu la dépression…
Comme le plus grand nombre, vous confondez Dieu avec « l’image de Dieu » que tout un chacun a en soi. Vous vous méprenez sur la religion et assurément vous ignorez que l’âme est une réalité psychologique qui n’a donc pas la signification que la majorité des gens s’en font. On peut éprouver un appel spirituel sans être nécessairement religieux. Vous avez une approche typiquement matérialiste et, somme toute, limite, de la condition humaine. Sans aucun doute, votre vécu doit-il encore s’enrichir d’expériences diverses.
Vous vous méprenez également sur la notion de libre-arbitre qui n’est pas absolu mais relatif ! Vous témoignez d’un esprit ouvert mais d’un cartésianisme que même la science à dépassé laquelle, d’ailleurs, avoue la fin des certitudes. Vous croyez certainement au hasard or qu’il n’est que le bouc-émissaire de notre ignorance au même titre que vous balayez l’irrationnel parce que contraire à la raison or que l’irrationnel est ce qui échappe à celle-ci :
« Qu’il existe un monde au-delà de notre appréhension consciente est une réalité, mais que nous ne comprenons pas ».
Alors, je vous en prie n’enfermez pas vos lecteurs dans des idées toutes faites, baignées d’un bonheur béat, élargissez votre champ de vision, ne vous cantonnez pas dans des vérités
scientistes :
« La science ne pose que des hypothèses de travail et son développement prodigieux comme celle de la technique est compensé par un effroyable manque de sagesse et d’introspection ».
Les citations ne sont pas de mon cru mais de C. G. Jung.
Bien à vous.
about 4 months ago
Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mes articles et également pour le retour que vous me faites.
Je tiens à préciser que je ne pense pas être un vrai positiviste, même s’il est vrai que j’adhère à pas mal de principes de ce mouvement et je connais bien Carl Jung.
Il est vrai que je prône la proactivité (et non l’optimisme), la simplification et le rationnel car ils permettent la prise de décision et l’action.
Proactivité
Comment avancer si l’on ne se sent ni maître de son destin ni responsable de sa vie ?
Simplification
Comment décider si tout est compliqué ? La science a montré (et je vous invite à observer votre propre expérience) que plus nous avons de choix, moins nous agissons et moins nous sommes heureux.
Rationnel
Comment appréhender notre monde, tirer des conclusions, et prendre de décisions sans cadre de référence et sans méthode/logique ?
Certaines personnes estiment que nous sommes plus humains quand nous doutons, restons immobiles et laissons le sort décider à notre place.
Ce n’est pas mon avis.
Je pense que pour être humain (voire humaniste) et pour donner du sens à nos vies nous devons prendre des décisions et apprendre à réaliser des choses concrètes.
La philosophie sans application réelle ne changera jamais le monde.
L’introspection n’a d’utilité pour le monde que lorsqu’elle est suivie d’actions concrètes et de résultats.
Bien que je ne sois pas existentialiste non plus, je pense que nous nous définissons par nos actes et non par nos pensées.
Bien que la pensée soit importante pour définir les bonnes actions, elle me semble futile sans actes, sans stratégies, sans but assumé.
La différence entre l’inconnu et le connu est que l’on peut faire quelque chose avec le connu…
Comme vous l’avez compris, je ne renie pas l’existence de l’inconnu, du mystère, de l’irrationnel ou de l’incertain.
Je choisi simplement d’ignorer ce que je ne sais pas et que je ne peux savoir étant donné mes moyens actuels pour me concentrer sur une réalité qui me permettra d’agir (de me définir) et de créer le changement là où cela me semble nécessaire.
Enfin je terminerai par vous accorder que “mon vécu doit encore s’enrichir d’expériences diverses”, tout comme le vôtre et tout comme celui de chaque être humain sur cette planète.
Si nous attendions tous de tout savoir avant de partager, nous manquerions sérieusement d’échanges.
Votre mode de pensée est certainement élevé par rapport à la moyenne et je pense même qu’il est nécessaire.
Mais j’ai du mal à imaginer comment l’on peut prendre de décision, agir et créer du sens en restant dans ce mode.
about 1 month ago
Monsieur,
Votre blog est intéressant, clair et bien construit. Ceci étant. je tenais à vous exprimer au travers de mon propre blog (voir en rubrique) mon point de vue au sujet de vos allégations.
Je vous invite à lire mon point de vue quant au destin et au libre-arbitre en ce compris, bien sûr, la liberté.
Bien à vous,
E.J.W.
about 4 weeks ago
Réponses à votre message (d’il y a 3 mois) dans le corps de votre texte.
Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mes articles et également pour le retour que vous me faites.
Je tiens à préciser que je ne pense pas être un vrai positiviste, même s’il est vrai que j’adhère à pas mal de principes de ce mouvement et je connais bien Carl Jung.
Il est vrai que je prône la proactivité (et non l’optimisme), la simplification et le rationnel car ils permettent la prise de décision et l’action.
Proactivité
Comment avancer si l’on ne se sent ni maître de son destin ni responsable de sa vie ?
Réponse – On peut être responsable de sa vie et progresser sans prétendre « être maître de son destin » ; cette expression témoigne d’ailleurs d’un manque d’humilité. Vous devriez savoir, tout comme moi, qu’il y a des situations qu’on ne maîtrise pas et des avatars qui nous tombent dessus à notre insu. Bref, des aléas de la vie qui bloquent nos élans et peuvent s’avérer tragique pour quiconque malgré tout l’optimisme qui pourrait le caractériser. Cela, d’ailleurs, conduit souvent à une transformation complète de notre destinée à telle enseigne qu’on en apprend à devenir plus modeste, plus ouvert aux autres et à la (leurs) souffrance(s) mais, surtout, à se détacher des contingences et de l’agitation de ce bas-monde ! Bref, il s’agit une remise en question totale de la (notre) vie. Notre destin nous « (re-) fait » et non l’inverse : on ne devient que ce que l’on est. Ainsi, nous ne naissons tous à la même enseigne avec le même quota de chances (s’ils s’en trouvent), facultés et opportunités. Gardons à l’esprit que nous sommes soumis à des événements qui nous échappent et à des revirements (heureux ou malheureux) inattendus. Relativisons donc.
Simplification
Comment décider si tout est compliqué ? La science a montré (et je vous invite à observer votre propre expérience) que plus nous avons de choix, moins nous agissons et moins nous sommes heureux.
Réponse 1.- Impliqué dans notre type de société occidentale, on est « contraint » d’agir quitte à y perdre notre santé. L’extrême-oriental (du moins celui qui n’est pas immergé dans les travers et excès occidentaux) a une conception de l’ « agir » aux antipodes de la nôtre. En tous cas, en ce qui nous concerne, j’estime que « agir » doit être, entre autre, axé sur la possibilité de créer et partager nos découvertes sans désir de concurrence ou de compétition ! Ceci, bien sûr, dans un contexte de respect de la nature et d’autrui.
2.- Pour ce qui sont des choix, vous avez raison ; notre société de (sur-) consommation et de (sur-) production engendre une croissance d’insatisfaits voulant toujours plus et mieux. Dès lors, tombant dans la névrose et le suicide, ils remplissent un peu plus, chaque année, les colonnes statistiques. Outre cela, la psycho-psychologie des masses révèle une incroyable fuite en avant : ainsi que d’extravagances, de provocations et de violences. On reste avec la nette impression que d’aucuns, plus inconsciemment que consciemment, sont en recherche sinon de sensations fortes et nouvelles mais également de plus de loisirs, même d’une envie (parfois débridée) de liberté (ou toute discipline est oubliée), comme s’il voulait échapper à une sombre menace. Je prends toujours pour exemple le cas du Titanic, si sécurisant et réputé par son caractère insubmersible, lequel voguait dans la nuit avec à son bord nombre de passagers qui dansaient et festoyaient. Se donnant du bon temps, ils n’imaginaient pas une seule seconde qu’un effroyable danger les guettait dans l’ombre.
3.- Quant à être heureux Le Bovier de Fontenelle écrivait tout simplement et judicieusement : « Le plus grand secret du bonheur est d’être bien avec soi ».
Rationnel
Comment appréhender notre monde, tirer des conclusions, et prendre de décisions sans cadre de référence et sans méthode/logique ?
Réponse – Encore faudrait-il que ce soit le meilleur des cadres avec la meilleure des logiques.
Certaines personnes estiment que nous sommes plus humains quand nous doutons, restons immobiles et laissons le sort décider à notre place. Ce n’est pas mon avis.
Réponse – Comme le citerait tout bon taoïste : le « non-agir » n’est pas l’inactivité. Il s’agit de laisser opérer les forces créatrices en soi sans vouloir intervenir extérieurement. Nous, occidentaux, nous avons la plus immense peine à comprendre cela et, pourtant, c’est réalisable !
Je pense que pour être humain (voire humaniste) et pour donner du sens à nos vies nous devons prendre des décisions et apprendre à réaliser des choses concrètes.
La philosophie sans application réelle ne changera jamais le monde.
Réponse – Encore faut-il s’entendre sur quelle philosophie se fonder… et, quoique ne pratiquant pas la « philosophie zen », c’est sans doute la plus remarquable.
L’introspection n’a d’utilité pour le monde que lorsqu’elle est suivie d’actions concrètes et de résultats.
Réponse – Il n’empêche : « … il est plus aisé d’aller dans Mars ou dans la Lune que de pénétrer dans son être propre… » (C. G. Jung) , mais encore :
« Le développement prodigieux de la science et de la technique est compensé par un effroyable manque de sagesse et d’introspection. » (Id.)
Bien que je ne sois pas existentialiste non plus, je pense que nous nous définissons par nos actes et non par nos pensées.
Bien que la pensée soit importante pour définir les bonnes actions, elle me semble futile sans actes, sans stratégies, sans but assumé.
Réponse – Il a été abondamment établit par James Mark Baldwin que la pensée est sous la dépendance du langage. Mais ce qui me parait tout aussi important sont nos INTENTIONS ; elles « décident » de notre avenir. Peu d’auteurs y font référence.
La différence entre l’inconnu et le connu est que l’on peut faire quelque chose avec le connu…
Comme vous l’avez compris, je ne renie pas l’existence de l’inconnu, du mystère, de l’irrationnel ou de l’incertain. Je choisi simplement d’ignorer ce que je ne sais pas et que je ne peux savoir étant donné mes moyens actuels pour me concentrer sur une réalité qui me permettra d’agir (de me définir) et de créer le changement là où cela me semble nécessaire.
Réponse – J’apprécie que vous ne soyez d’un cartésianisme suranné et que vous ne rejetiez pas l’irrationnel (nos sens se limitant au nombre de cinq, nous ne pouvons percevoir que dans ces limites). Dommage que la religion vous pose problème car, quoique vous pensiez, l’homme est naturellement religieux. Attention, à ne pas mêler religion et superstition, ce serait une grave erreur.
Enfin, je terminerai par vous accorder que “mon vécu doit encore s’enrichir d’expériences diverses”, tout comme le vôtre et tout comme celui de chaque être humain sur cette planète.
Si nous attendions tous de tout savoir avant de partager, nous manquerions sérieusement d’échanges. Votre mode de pensée est certainement élevé par rapport à la moyenne et je pense même qu’il est nécessaire.
Réponse – Merci… J’essaye du moins d’être pondéré. Je ne suis ni le meilleur ni le pire des hommes mais, du moins, m’a-t-il été donné le privilège de pouvoir m’orienter et d’orienter autrui à bon escient.
Je lis beaucoup Jung (cela vous l’aurez aisément deviné) mais aussi des articles « humanistes » écrits par des auteurs bien-pensants sensibilisés par les événements mondiaux et la tournure que prend notre société de moins en moins reluisante (ne faisons pas l’autruche) où une large majorité ne sait faire la paix ni avec lui-même ni avec le monde qui, d’ailleurs, change constamment (remarquez : les gens prêchent le changement or qu’il se poursuit depuis des millénaires…). En fait, ce qu’il faudrait changer est notre monde intérieur car il y règne un foutu désordre !
Je ne sais si vous estimez avoir bonne conscience, moi pas. Je me méfie particulièrement des individus qui se donnent bonne conscience or que là où est l’église, le diable n’est pas loin. Dans une société en perpétuelle ébullition où les inégalités et injustices sont « monnaies courantes » je n’oserais prétendre avoir l’âme en paix ; raison pour laquelle, j’apprends à me détacher des turpides de notre société pour cultiver mon jardin secret.
Ceci dit, il est toujours profitable d’échanger avec des esprits tolérants, ouverts et sensés. C’est une des conditions primordiales pour nous enrichir spirituellement dans un monde phagocyté par le matérialisme, les verbiages et fictions d’hommes politiques incapables de se gouverner eux-mêmes.
Mais j’ai du mal à imaginer comment l’on peut prendre de décision, agir et créer du sens en restant dans ce mode.
Réponse – Qui sait ? En tous cas, s’il faut créer du sens, souhaitons surtout que ce soit du BON SENS et que celui-ci l’emporte. Hélas, je crains que cela n’aboutisse avant longtemps :
« La civilisation moderne apparaît dans l’histoire comme une véritable anomalie : de toutes celles que nous connaissons, elle est la seule qui se soit développée dans un sens purement matériel, la seule aussi qui ne s’appuie sur aucun principe d’ordre supérieur. » (René Guénon)
Enfin, à mon âge (65) on a évidemment, une certaine expérience de la vie et des gens ; j’ai appris qu’il valait mieux conjuguer la souplesse à la fermeté ; il ne s’agit pas de se montrer faible mais de viser la modestie et la détermination (exercice pas facile…). Néanmoins, reconnaissons-le, nous ne naissons égaux ni devant la vie ni devant la santé et cela sait nous mettre une fameuse épine dans nos projets.
Puisse votre expérience se peaufiner mais également sachez prendre de la hauteur. En tous cas, vos intentions sont saines et louables et je vous en félicite. Pourtant, vous verrez qu’avec l’âge les idées changent (et c’est heureux) ; de vos certitudes d’aujourd’hui, il en restera moins demain et, d’ailleurs, en évoluant vous en arrivez à douter de ce qu’on vous aurai appris tout en vous enrichissant l’esprit.
L’essentiel est de ne pas rester le nez collé à ses problèmes.
En définitive, la véritable substance du monde est inexplicable. D’ailleurs notre monde n’est-il pas que représentation (Schopenhauer) ?
about 1 week ago
Je pense que cette joute verbale bien qu’intéressante au sens philosophique du terme ne mènera probablement à rien.
Je remarque que nos valeurs et notre vision de la vie sont fondamentalement différentes.
Acceptons chacun que l’autre à un avis différent et arrêtons de perdre notre temps, qu’en pensez-vous ?